Je m’attendris à ma mère

Je m’attendris à ma mère
A ses jadis récits d’hiver
Ces récits là, ces fleurs de soir
J’ai besoin de leur pouvoir
Qui apaise mes calvaires

Je m’attendris à ma mère
Si j’ai la fièvre, si j’ai blessures
Qui peut sentir ma souffrance ?
Qui peut entendre mes soupirs ?
Sauf la grâce de ma mère

Je m’attendris à ma mère
A ses doux chants à ses airs
A sa présence comme une étoile
Qui me guide dans ce désert

Et j’ai recours à sa tendresse
Telle la plante à la terre
J’ai l'image dans la tête
Qui ne cesse de se refaire

Le parfum de son voile
Qui me couvre et me dévoile
O j’ai la soif d’un exilé
Au soleil de son pays natal

Je m’attendris à ma mère,
Au café de ma mère
Et aux caresses de ma mère

Et jour après jour
J’ai l’enfance en moi
Qui prend sa grandeur

Et j’aime ma vie car si je meurs
J’aurais honte des larmes de ma mère


(Inspiré d’un poème de MAHMOUD DARWICHE Poète palestinien)"

Omar-elkhiam
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